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Axe 2 : Histoire sociale et culturelle. Histoire comparée et croisée des sociétés coloniales américaines

Membres statutaires du MASCIPO :

Cécile Vidal, EHESS, coordinatrice Charlotte de Castelnau, Université de Paris X Christophe Giudicelli, Université de Paris III Gilles Havard, CNRS Frédérique Langue, CNRS Aliocha Maldavsky, Université de Paris X

Doctorants du MASCIPO :

Virginie Adane, EHESS Aude Argouse, EHESS Ana Cleaver, EHESS Manuel Covo, EHESS Alejandro Gomez, EHESS

Membres associés du MASCIPO :

Thomas Calvo, Université de Paris X, Colegio de Michoacán (Mexique) Federica Morelli, Université de Turin Jean-Frédéric Schaub, EHESS Clément Thibaud, Université de Nantes Bertrand Van Ruymbeke, Université de Paris VIII

Autres membres du groupe de travail : Mickaël Augeron, Université de La Rochelle Myriam Cottias, CNRS Vincent Cousseau, Université des Antilles et de la Guyane et Université de Limoges Claudia Damasceno Fonseca, Université Paris III Jean Hébrard, University of Michigan et EHESS Monica Henry, Université de Paris XII Marie Houllemare, Université de Picardie Antonio de Almeida Mendes, Université de Nantes Dominique Rogers, Université des Antilles et de la Guyane François-Joseph Ruggiu, Université Paris IV

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Entre le XVIe et le XIXe siècle, les Amériques voient se développer de très nombreuses sociétés nouvelles nées de la rencontre entre Amérindiens, Européens et Africains dans le contexte de la colonisation et/ou de l’esclavage ou d’autres formes de travail forcé. Alors que leur création et leur développement relèvent du même contexte historique et de processus similaires, ces sociétés nouvelles formées depuis Terre-Neuve jusqu’au détroit de Magellan sont rarement étudiées dans une perspective d’histoire comparée et croisée en raison du cloisonnement des historiographies qui demeurent nationales, régionales ou impériales. Parce que ces barrières historiographiques constituent des freins à une meilleure compréhension de ces sociétés, l’axe de recherche se propose de reprendre à nouveaux frais une problématique ancienne – la formation de sociétés nouvelles aux Amériques – en modifiant radicalement les méthodes et les cadres d’analyse.

L’échelle hémisphérique sera couplée avec une perspective atlantique : non seulement l’ensemble des sociétés américaines nouvelles formées entre le XVIe et le XIXe siècle seront comparées les unes aux autres, mais elles seront aussi envisagées dans leurs relations avec les sociétés européennes et africaines dont elles étaient issues et dans leurs interconnexions. Une telle démarche faisant du « Nouveau Monde » un laboratoire sans pareil pour la formation de sociétés nouvelles en situation coloniale et/ou esclavagiste devrait permettre de mieux comprendre les dynamiques et les tensions propres à ces sociétés, d’établir une typologie et de modéliser leur processus de formation, c’est-à-dire de mettre en évidence de manière systématique les facteurs expliquant leurs similitudes et leurs divergences, et donc de proposer de nouveaux paradigmes permettant de rendre compte de leur genèse et de leur fonctionnement. L’objectif ultime est ainsi de rédiger un essai collectif sur la formation de sociétés nouvelles en situation coloniale et/ou esclavagiste aux Amériques du XVIe au XIXe siècle. Cette réflexion théorique sera nourrie au préalable par les travaux empiriques menés au cours des quatre années du quadriennal.

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