COULEURS, ESCLAVAGE, LIBÉRATIONS COLONIALES Réorientations des empires, nouvelles colonisations Amériques, Europe, Afrique Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Université Paris 7 Denis-Diderot, APECE Jeudi 16 juin 2011 Université de Paris I Panthéon-Sorbonne 9, rue Malher, 75004 Paris
9h-18h Ouverture du colloque PAR PHILIPPE BOUTRY Directeur de l’UFR d’histoire de l’Université de Paris I Introduction à la journée Fin de traite et devenir des colonies à esclaves Autour des colonies françaises d’Amérique Par PIERRE SERNA Directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française Séance du matin Jean Pierre Sainton, Université des Antilles et de la Guyane, Président de séance et rapporteur du thème : Les sociétés esclavagistes après le rétablissement de l’esclavage Frédéric Régent, Université de Paris1, Vers la fin de l’esclavage ? Les procédures judiciaires contre l’inhumanité des maîtres Eric Saugera, Nantes, La traite illégale. Législation et répression. Virginie Chaillou, Université de Nantes, L’engagisme africain à la Réunion ; une traite déguisée (1848 – 1859) Séance de l’après-midi Le traumatisme de la Révolution haïtienne : Président : Bernard Gainot Jean-Pierre Le Glaunec, Université de Sherbrooke, De Saint-Domingue à Madagascar : rêves d’empire et tentations génocidaires à Saint-Domingue, février 1802-novembre Vertus Saint-Louis, professeur d’Histoire à l’Université d’État de Haïti. L’intégration d’Haïti dans les réseaux commerciaux du monde atlantique (1788 – 1870) Gusti Gaillard Klara, professeur d’Histoire à l’Université d’État de Haïti., Les relations franco-haïtiennes au 19e siècle ou l’irruption d’un nouveau type de sujétion Les projets de « Colonisations nouvelles » : Président : Vertus Saint-Louis Bernard Gainot, Université de Paris I, Vers de nouveaux horizons coloniaux : les plans pour l’Afrique intérieure et la colonisation nouvelle. 1795 – 1825. Marcel Dorigny, Université de Paris 8, Les projets coloniaux sous l’Empire et la Restauration. vendredi 17 juin 2011 Université Paris-Diderot Institut Charles V, 10 rue Charles V 75004 Paris (salle A 50) MATIN Le retour en Afrique : l’irrésistible ascension de l’idée de "colonization" à la fin du 18e siècle Présidente : Marie-Jeanne Rossignol Eric Burin, University of North Dakota 1816 : The Advent of the American Colonization Society Suzanne Schwarz, University of Worcester From Company Administration to Crown Control : Experimentation and Adaptation in Sierra Leone in the Late Eighteenth and Early Nineteenth Century 10h30-11h45 Quel avenir dans les Caraïbes pour les anciens esclaves ? Le regard des abolitionnistes au milieu du XIXe siècle Président : Jean-Pierre Le Glaunec Claire Bourhis-Mariotti, LARCA/ Université de Cergy-Pontoise The colonization and emigration of free and emancipated African-Americans to Haiti in the 1820s Kate Hodgson, University of Liverpool Envisaging a Post-Slavery Future : Abolitionist Travellers in the Caribbean, 1833-1848 Sans "retour" : l’évolution paradoxale de l’idée de "colonization" à compter du milieu du XIXe siècle Président : Eric Saugera Joseph Yanielli, Yale University Geographies of Abolition : The Mendi Mission in Africa and America Nicholas Guyatt, York University A Vast Negro Reservation" : Black colonization in the postbellum United States, 1863-1871 APRÈS-MIDI Les transformations de l’esclavage et du lien colonial : le laboratoire cubain Présidente : Andréa Slemian Dominique Goncalvès, Université Toulouse II-Le Mirail Cuba, entre indépendance et colonialisme : l’option annexionniste Romy Sánchez, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne L’abolitionniste irlandais et l’île Très Fidèle. Circulations d’idées et réseaux transnationaux : le cas de Richard Robert Madden dans la Cuba du milieu du XIXe siècle Rahma Jerad, LARCA/Université de Tunis Littérature, esclavage et identité nationale aux Etats-Unis et à Cuba, dans les années 1830 Abolitionnismes et abolitions atlantiques Président : António de Almeida Mendes Alejandro E. Gómez, Mascipo/EHESS, Un argument très convaincant : Saint-Domingue dans le débat abolitionniste britannique, 1791-1833. Olivette Otele, Université Paris Nord-Villetaneuse, Les Noirs américains et le « refuge » canadien ******** Samedi 18 juin 2011 Université Paris I –Panthéon-Sorbonne, amphithéâtre Bachelard, 17 rue de la Sorbonne 9h-12h30 Réorientations impériales et mutations politiques Présidente : Marta Irurozqui Victoriano , CSIC 9h15-10h30 Geneviève Verdo, Université de Paris I, CRALMI La boîte de Pandore. Les réformes impériales de la Monarchie espagnole et leurs conséquences (1770-1808) Federica Morelli, Université de Turin Les limites de la citoyenneté libérale : les discours sur la race et le droit en Amérique hispanique au XIXe siècle 10h30-10h45 Pause-café 10h45-12h15 Couleurs, ethnicité et citoyenneté en Amérique ibérique Présidente : Federica Morelli, Université de Turin Andréa Slemian, Universidade Federal de São Paulo La politisation de la couleur : droits et citoyenneté de l’Amérique portugais à l’Empire du Brésil Véronique Hébrard, Université Paris 1 et Clément Thibaud, Université de Nantes, « Couleur et citoyenneté dans l’Amérique de BolÃvar (1791-1854) ». Marta Irurozqui Victoriano, CSIC Communautés indigènes et fondations républicaines. Les processus de nationalisation ethnique dans les Andes 1825-1880 12h30 Colloque international Réorientations des empires et nouvelle colonisation : Couleurs, esclavage, libérations aux Amériques 1804-1860 16, 17 et 18 juin 2011 Comité d’organisation : Bernard Gainot Université de Paris I, vice-président de l’APECE ; Marcel Dorigny, Université de Paris 8 et Président de l’APECE ; Marie-Jeanne Rossignol et Claire Bourhis-Mariotti, Uniuversité de Paris 7 Denis Diderot, Clément Thibaud, Université de Nantes ****** L’indépendance d’Haïti ne se traduit pas de prime abord par une diffusion de ce modèle de libération. En effet, la création de la première République noire fut, à l’opposé, l’occasion d’un brusque renforcement des systèmes coloniaux esclavagistes (français, anglais, espagnols), en particulier dans l’aire caraïbe ; elle fut également le prétexte d’un durcissement du système esclavagiste dans l’ensemble des Amériques : le « péril noir » représenté par Haïti incita les métropoles -tout comme les nouveaux États indépendants issus des empires espagnols et portugais-à aggraver la répression et le contrôle des masses noires. Pourtant, la poursuite du mouvement antiesclavagiste en Grande-Bretagne et aux États-Unis aboutit à l’abolition de la traite par ces deux pays en 1807 et 1808, ainsi qu’au Danemark en 1803 ; en même temps ces pays prenaient part à un nouveau mouvement de « colonisation nouvelle » à destination de l’Afrique. La seconde « Société des Amis des Noirs », créée en France en 1796, avait participé à cette mutation de l’anti-esclavagisme en un projet plus vaste, incluant explicitement de nouveaux projets d’implantations coloniales, notamment en direction de l’Afrique, dans la suite des initiatives des abolitionnistes britanniques dès les années 1780 et dont la fondation de la Sierra Leone fut le premier exemple. Ainsi, le thème central du colloque portera sur les mutations paradoxales du système (ou des systèmes) coloniaux européens -hérités des « découvertes » de la fin du 15e siècle-dans la période 1804-1860, avant que ne se réalisent à grande échelle les nouvelles conquêtes européennes et que ne s’enclenche une nouvelle ère « impérialiste ». Conscients de l’importance des autres aires géographiques qui sont alors affectées par cette redéfinition des empires occidentaux, les organisateurs ont cependant voulu concentrer leurs réflexions sur les données plus particulièrement atlantiques de cette nouvelle colonisation, et tout particulièrement sur les colonies françaises d’Amérique.