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Séminaire du MACIPO 2011-2012
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Programme du séminaire Mascipo 2011-2012

Coordination : Coordination : Anath ARIEL DE VIDAS (chargée de recherche au CNRS) et Gilles HAVARD (chargé de recherche au CNRS)

1er lundi du mois de 17h à 19h, salle du Conseil A, 190-198 avenue de France 75013 Paris. du 7 novembre 2011 au 4 juin 2012

Cycle de communications illustrant les thématiques de recherche au sein du MASCIPO : elles portent sur l’ensemble du continent américain et croisent les perspectives historiques et anthropologiques. Plus particulièrement, il s’agit d’aborder les Amériques comme laboratoires de la mondialisation, d’analyser l’histoire sociale et culturelle des sociétés américaines coloniales et contemporaines, la circulation et la construction des savoirs, les régimes d’historicité, les politiques de la mémoire et les identités ethniques et nationales à travers les XVIe-XXIe siècle.

7 novembre 2011

Raymond J. DeMallie (AISRI, Indiana University) : Alex Adams (Charging Crow, Kangi Atakpe) : A Mixed-Blood Life from Warrior to Cowboy.

Il s’agit de la première intervention de Raymond de Mallie (professeur-invité de l’EHESS), sur une série de quatre : “This series of lectures, “Four Lakota Lives,” will use autobiographies recorded in Lakota, the native language of the Sioux Indians of the Great Plains, as a means of exploring the diversity of experiences of Native peoples in the late nineteenth and early twentieth centuries. Using theoretical concepts from anthropology in combination with historical methods, the lectures will both exemplify the practice of ethnohistory and provide insight into the cultural and social dynamics of the Lakota as they underwent the difficult transition from nomadic buffalo hunters to sedentary reservation dwellers”. Les autres interventions de R. J. DeMallie auront lieu dans le cadre des séminaires d’Emmanuel Désveaux (14 novembre), de Marie Mauzé et Joëlle Rostowski (16 novembre), et du CENA (21 novembre).

5 décembre 2011

Thérèse Bouysse-Cassagne (Directrice de recherche émérite, CNRS) : Une histoire des gens de langue pukina

La documentation historique nous offre la possibilité de comprendre les raisons qui motivèrent la disparition de la langue pukina en même temps qu’elle consigne quelques données linguistiques anciennes. L’archéologie permet conjointement à cet ensemble de données de bâtir une interprétation de l’histoire des gens de parler pukina à l’époque qui précède la domination inca sur le Collasuyu. En nous fondant sur la méthode de l’histoire régressive et en utilisant la linguistique, l’archéologie et l’histoire, nous entendons aussi offrir une interprétation de l’histoire des derniers gens de langue pukina ayant vécu dans le Collasuyu sous la domination inca et sous celle des espagnols.

6 février 2012

Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris VII-Denis-Diderot) : Les origines nord-américaines de l’antiesclavagisme français, 1781-1789 : Réflexions sur une enquête

Pour ouvrir un lectorat français à la question du premier mouvement antiesclavagisme nord-américain (1754-1827), j’ai entrepris de retracer l’itinéraire qui avait conduit Jacques-Pierre Brissot à se passionner pour les Quakers, premiers émancipateurs, et même à leur rendre visite en Amérique à l’été 1788. Sur sa route j’ai trouvé CrèvecÅ“ur, personnage complexe qui jouit surtout de la faveur des historiens de la littérature, mais semble susciter la réticence, voire l’ennui, chez presque tous les historiens. Comment rendre à l’histoire un auteur de littérature très canonisé (et sans doute, en partie à tort) ? Comment et pourquoi faut-il relire Les lettres d’un fermier américain en historien ?

5 mars 2012

Annick Lempérière (Université Paris I- Mascipo) : Histoire de l’État en Amérique hispanique, entre monarchie et république

A travers la présentation de quelques cas concrets - des "bureaux", des parcours d’employés publics - on se propose d’aborder les problèmes historiographiques et les questions conceptuelles que pose l’histoire de la transition entre les institutions monarchiques et les gouvernements républicains, à partir de l’exemple chilien, 1780-1840.

2 avril 2012

Clément Thibault (Université de Nantes – CRHIA / Mascipo) : La naissance du républicanisme en Terre-Ferme : hypothèses et enjeux

La naissance du républicanisme en Nouvelle-Grenade et au Venezuela est la plus précoce du monde hispanique. Ce processus est apparu comme naturel aux yeux des historiens dans la mesure où la crise de la Monarchie catholique semblait impliquer l’affirmation de républiques indépendantes. Pourtant, ce premier républicanisme n’est pas toujours lié aux indépendances, ni à la critique du régime monarchique : il obéit à des logiques inattendues qu’il convient d’explorer. La question du républicanisme a en outre l’intérêt de se situer à la croisée de l’histoire politique, diplomatique, sociale, économique et intellectuelle.

7 mai 2012

Jacques Poloni-Simard (EHESS-Cerma/Mascipo) : Régimes d’historicité dans les arts plastiques argentins au XXe siècle (premiers jalons)

Sur la base du traitement du passé, du présent et de l’avenir par quelques artistes ou courants artistiques argentins des deux premiers tiers du XXe siècle, on envisagera les régimes mémoriels, identitaires et utopiques du rapport à l’histoire que leurs œuvres dévoilent et illustrent. Dans leur diversité et séquence, les propositions plastiques seront articulées aux débats qui ont alors traversé la société argentine.

4 juin 2012

Ulrike Zander (EHESS-Cena/Mascipo) : Noirs, Mulâtres et Békés en Martinique : une stratification « socio-raciale » entre rigidité et évolution

La société martiniquaise reste jusqu’à l’heure actuelle marquée par une stratification « socio-raciale » singulière qui a été créée au début de l’époque esclavagiste. Dans cet exposé, il s’agira de mettre en relief la complexité des relations symboliques conflictuelles fondées sur des constructions « socio-raciales » entre les différents groupes de la population martiniquaise. Nous nous interrogerons d’une part sur la persistance du colonial dans ces relations et, d’autre part, sur leur évolution dans un désir de vivre ensemble. On constate que les stéréotypes et les préjugés attachés à la couleur de peau et aux catégories « raciales », lesquels sont en réalité des catégories émiques, sont toujours extrêmement opérants. Par ailleurs, si depuis 1998, à l’occasion du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, certaines personnalités békées ont tenté un rapprochement avec la population de couleur, en se ralliant aux commémorations, dans les faits, la communauté békée dans sa majorité, vit toujours largement refermée sur elle-même – au moins dans le domaine privé et familial – étant réfractaire aux unions mixtes et au métissage. On peut constater des attitudes similaires chez les Mulâtres, la bourgeoisie de couleur. Du côté des autres composantes de la population martiniquaise – une population très métissée – les attitudes et les représentations sont très contrastées et souvent ambivalentes.

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